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🔎 Noble M12 GTO

Gentleman Rider

Dans un monde oĂą tout finit toujours par se ressembler, il subsiste un lieu qui refuse de se plier aux lourdes exigences europĂ©ennes, une contrĂ©e ou l’artisanat tient la dragĂ©e haute aux plus prestigieux constructeurs du globe. Octane-102.com vous propose une ballade au pays des merveilles, sur la terre natale de la Noble M12 GTO

Noble M12 GTO

> Story<

En Angleterre, j’aurais tout vu : Me faire doubler par une monoplace sur le Motorway qui relie Londres Ă  Folkestone, ou encore me faire contrĂ´ler par des Policemen en Aston Martin DBS banalisĂ©e, très remontĂ©s par un lĂ©ger excès de vitesse dont je m’Ă©tais rendu coupable… Le fait de passer ne serait-ce qu’une seule journĂ©e sur les routes de la Reine Victoria est un vrai rĂ©gal, tant il respire la passion automobile. Et s’il est un domaine particulier dans lequel nos voisins excellent, c’est bien celui de la Supercar artisanale.

En parlant d’artisanat, la bestiole qui provoque aujourd’hui mon Ă©moi, nous vient tout droit des ateliers de Noble Automotive, basĂ©s Ă  Leicester. Elle est l’oeuvre d’un esprit très vif d’ancien pilote, celui de Lee Noble, qui dĂ©cide de fonder sa marque de sportives radicales. Son but ? Faire rouler de pures pistardes sur la route, et de manière lĂ©gale. Le bonhomme n’en est pas Ă  son coup d’essai, puisqu’il est Ă  l’origine d’une dizaine de productions dĂ©mentielles. Dans son curriculum vitae on y trouve les Ultima Mk1, 2 et 3, la Ascari FGT ou encore la Prosport LM3000… C’est donc en toute sĂ©rĂ©nitĂ© qu’il lance, dĂ©but 1999, un premier jet de seulement 6 exemplaires nommĂ©s M10, dĂ©montrant au passage un savoir-faire d’une grande efficacitĂ©. Une petite ombre vient malheureusement ternir le tableau : Avec son V6 24v de 168cv empruntĂ© Ă  Ford, la M10 pĂŞche par sa motorisation trop douce. Mais Ă  cĹ“ur vaillant, rien d’impossible, et Lee Noble ne le sait que trop peu. Les bases sont Ă©tablies pour la succession. La future M12 sera suralimentĂ©e !


>Extérieur<

La M10 Ă©tant une barquette Ă  deux places, il Ă©tait logique que la digne remplaçante conserve ses gènes. Le premier gros point fort de cette auto, c’est sa coque rĂ©alisĂ©e en fibre composite afin d’abaisser au maximum le rapport poids/puissance. Elle affiche des galbes assez doux, mais qui parviennent Ă  dĂ©gager une grande fĂ©rocitĂ©. Avec ses yeux lenticulaires inspirĂ©s par la Fairlady 240z, et son nez plongeant sur un bouclier avant dotĂ© de trois Ă©normes entrĂ©es d’air, elle annonce d’emblĂ©e la couleur. Ouverture bĂ©ante de la partie supĂ©rieure du capot avant, qui abrite un imposant radiateur d’eau, Ram Air Intake latĂ©raux pour faciliter l’aspiration d’air, et aileron « pelle-Ă -tarte » pour un appui efficace. Tous ne font aucun doute sur leur utilitĂ©. La M12 GTO se veut avant tout pragmatique. Sa poupe exubĂ©rante lui donne des airs de mini Viper, et son large diffuseur termine un exercice de style bien tranchĂ©. Fait surprenant, la carrosserie et le châssis sont entièrement fabriquĂ©s et assemblĂ©s en Afrique du Sud, avant d’ĂŞtre rapatriĂ©s Ă  Leicester pour le reste des opĂ©rations.


>Intérieur<

Ah lĂ  lĂ  ! L’intĂ©rieur… Que dire ? Il brille par son panache Ă  mi-chemin entre un style très « fin 90s » et le rĂ©alisme dont une voiture de course doit faire preuve. Comme la M12 est fabriquĂ©e sur-mesure, il existe un large choix de personnalisation des couleurs, mais la fĂŞte s’arrĂŞte ici. L’assemblage est une rĂ©fĂ©rence, en partie grâce Ă  une rĂ©alisation entièrement faite Ă  la main, alors que la qualitĂ© des matĂ©riaux est du mĂŞme acabit que celui des premières Clio 2 RS. Cela Ă©tant dit, ce n’est pas vraiment ce qu’on lui demande Ă  cette Noble. L’esthĂ©tique de la planche de bord est tout ce qu’il y a de plus rudimentaire, les organes de contrĂ´le vitaux sont loin d’y ĂŞtre lĂ©gion. On y trouve les informations principales dans des cadrans XXL Ă  fond blanc : Un compte-tour graduĂ© jusqu’Ă  8000rpm, sans aucune zone rouge, et un tachymètre tout aussi grand dont la valeur maximale culmine Ă  200mph (320kmh). Sur la gauche se tient un petit mano de tempĂ©rature moteur et Ă  droite la jauge Ă  essence.

Un dernier mano de suralimentation prend place au beau milieu de la planche centrale, aux cotĂ©s de cinq petits tĂ©moins moteurs et accessoires. A part la climatisation, il n’y a strictement aucune option  de disponible, mĂŞme les vitres et rĂ©troviseurs sont manuels. Nulle boite Ă  gants, c’est trop lourd les boites Ă  gants ! La M12 est affublĂ©e de poches Ă  gants, disposĂ©es Ă  cotĂ© des vos chevilles, sur le tunnel central. Noble profite ainsi de l’espace libĂ©rĂ© pour nicher l’emplacement autoradio (vide car seconde monte seulement), un peu façon Porsche 911 de l’âge d’or. C’est la dĂ©finition mĂŞme du dĂ©pouillage total et maĂ®trisĂ©. Chez Octane-102.com, comment vous dire… On aime pas, on adore !


>Moteur<

On sais pertinemment que c’est votre rubrique prĂ©fĂ©rĂ©e, et vous savez quoi ? C’est aussi la nĂ´tre. Noble n’Ă©tant pas un motoriste, il fait de nouveau appel Ă  Ford pour Ă©quiper la M12, sauf que les 168cv du Duratec – qui provient de la Mondeo ! – restent très maigres, mĂŞme pour une bassine en plastique d’Ă  peine une tonne. Les ingĂ©nieurs sont donc allĂ©s greffer deux soufflettes assistĂ©es par un bon petit intercooler des familles afin de gaver comme il se doit le 6 cylindres 2.5L de 24 soupapes Ă  2xDOHC. La puissance fait un bond phĂ©nomĂ©nal en dĂ©passant les 310cv pour un couple de 434Nm. La dĂ©ferlante est transmise au train arrière très, très tĂ´t : Dès 3500rpm. Avec cette mĂ©canique rustique, la M12 se targue d’ĂŞtre un boulet de canon Ă  l’ancienne, avec le lag qu’on adore, gage d’un magistral coup de pompe au cul dans la seconde qui suit. Un Ă©lastique on vous a dit…

V6 | 2.5L | 24v | BiTurbo | 314cv | 266kmh

ImplantĂ© en position transversale centrale arrière, le V6 BiTurbo permet Ă  la M12 d’enrouler le 0-100kmh en 4″1. Une boite manuelle Ă  5 rapports se charge de transmettre le mouvement aux roues arrières qui propulsent le bolide Ă  266kmh. On ne sait pas comment Noble s’est dĂ©brouillĂ©, mais dans certaines plages d’utilisation, et selon la charge moteur, le bouilleur semble chanter comme un 8 gamelles…. C’est Ă  s’y mĂ©prendre et totalement bluffant. Le nĂ©ophyte sera trompĂ© d’emblĂ©e.


>Châssis<

Incapable de renoncer Ă  son ADN d’ultra sportive, le châssis de la M12 est 100% tubulaire, avec des plaques d’aluminium boulonnĂ©es, assurant des dizaines de kilos en moins sur la balance, et une maniabilitĂ© accrue. Elle se pare d’un arceau cage tout habillĂ© d’alcantara qui rigidifie davantage la caisse – pas l’alcantara hein ! – . La monte des roues avant se fait en 225/50 ZR18 tandis que l’arrière est chaussĂ© en 265/35 ZR18, ce qui ne semble pas dĂ©connant pour dompter les 434Nm. Le poids total Ă  vide revendique 979kg ! 1125kg en ordre de marche avec tous les fluides et un gus de taille convenable derrière le cerceau.

Une Noble M12 GTO ouverte

Contre toute attente, ce joli petit monde se montre plutĂ´t souple Ă  la conduite quotidienne. Attention quand mĂŞme Ă  ne pas se prendre pour Hammertime* : La M12 GTO demeure une pure pistarde Ă  peine camouflĂ©e qui nĂ©cessite la plus grande rigueur dans son pilotage, car ici point d’ABS ou autre acronyme tout aussi vulgaire. Cette Noble est une bagnole de bonhomme, pensĂ©e pour ĂŞtre conduite avec la seule aide de vos balloches. C’est un tantinet misogyne, je vous l’accorde, alors excusez-moi du peu, mais comprenez bien qu’il s’agit de la meilleure image que j’ai pu trouver pour dĂ©crire ce bolide !

*Lewis Hamilton


>Évolutions<

M12 GTO-3

En 2003, la M12 va pouvoir profiter intrinsèquement de l’Ă©volution de la MondĂ©o. Avec la ST220, le V6 Duratec Ă  pris de la protĂ©ine et affiche dĂ©sormais 3.0L de cylindrĂ©e. C’est donc en toute logique que la M12 reçoit cette Â«Â petite » mise Ă  jour. De son cĂ´tĂ©, Noble choisi Ă©galement d’upgrader son architecture biturbo avec deux rutilants Garrett T25 qui s’occupent maintenant de sonner la charge. Le rĂ©sultat grimpe Ă  352cv et le couple dĂ©raisonnable pour un si petit gabarit culmine Ă  475Nm. Le bolide plafonne dorĂ©navant Ă  277km/h et il ne lui faut pas plus de 3″8 pour passer les 100kmh. 9″1 pour l’exercice du 160Kmh. Une tuerie ! Pour complĂ©ter le tableau, deux Ă©chappements sortent du diffuseur accentuant les vocalises du 6 cylindres.

M12 GTO-3R

A un moment donnĂ©, on explique pas trop ce qui s’est passĂ© dans la tĂŞte des ingĂ©’s de chez Noble, mais c’est parti en lollipop total. Ils ont dĂ» se dire un truc du genre : « Les gars, le moulbif de Ford c’est cool, mais venez on enlève encore des trucs »

Non contents de lui avoir Ă©largi le trou – des cylindres, cqfd – les techniciens se lancent dans une cure d’amincissement de malade : Exit les panneaux de contre-porte, les isolants et autres gadgets de confort. Cette nouvelle M12 GTO-3R est rĂ©solument un outil taillĂ© pour la piste, borderline avec toutes les rĂ©glementations. Son poids total en ordre de marche chute Ă  1080kg. Le 0-100 kmh est officiellement de 3″7, bien qu’un magazine très rĂ©putĂ© de l’Ă©poque soit parvenu Ă  affoler les chronos avec un 3″3… Afin de gĂ©rer toute cette dĂ©bauche, une nouvelle boĂ®te 6 rapports dotĂ©e d’un DLG QuaĂŻfe est accouplĂ©e au moteur. Le client peut mĂŞme opter pour une version sĂ©quentielle.

En courbe, l’auto est capable de faire subir jusqu’Ă  1.2G latĂ©ral Ă  son Ă©quipage. A titre de comparaison, c’est la mĂŞme force que la première phase de rebond lors d’un saut Ă  l’Ă©lastique ! Autant vous dire qu’il faut avoir le cĹ“ur bien accrochĂ©… Visuellement, elle adopte de nouveaux blocs de phares, dĂ©sormais enfermĂ©s sous une bulle et l’instrumentation s’enrichit grâce Ă  l’ajout d’un double mano dĂ©diĂ© Ă  la tempĂ©rature et la pression de l’huile.


>M400<

Ă‚mes sensibles, s’abstenir… La Noble M400, c’est la version très très mĂ©chante ! Elle est Ă  la M12, ce que l’agent 006 est Ă  James Bond ; Ce qu’Hans Grubber est Ă  John McClane… Le cailloux dans la godasse qui emmerde les plus grosses pointures sur un circuit. FabriquĂ©e exclusivement par Hi-Tech Automotive, spĂ©cialiste des voitures de courses, ses spĂ©cifications techniques sont tellement Ă©levĂ©es qu’elle sort du cadre lĂ©gal lui permettant de circuler sur la voie publique. Pistarde complètement assumĂ©e, ses Ă©normes Ram Air Intake laterĂ©aux trahissent largement sa vocation. Elle embarque toujours le SAE BiTurbo 3.0L 24v de Ford. Cependant, une levĂ©e des soupapes beaucoup plus agressive grâce Ă  4 arbres Ă  cames complètement redessinĂ©s, des Garrett T25 remplacĂ©s par des T28 AiResearch, des pistons forgĂ©s et le système de refroidissement optimisĂ© lui permettent de dĂ©velopper 425cv pour un couple de 529Nm. Disponible dès 5000rpm, avec un poids plume de 1063kg, elle affiche un rapport poids/puissance ahurissant de 2.50cv/kg. Soit 400cv par tonne, d’oĂą elle tire son patronyme M400. En vitesse de pointe, elle dĂ©passe les 300kmh.

>Rossion & Salica<

En 2007, le constructeur Americain Rossion rachète les droits de production de la M12, dans le but de produire une M400 de luxe. Les chaĂ®nes de montage sud-africaines ne seront transfĂ©rĂ©es qu’en 2013. L’habitacle est complètement revu afin d’ĂŞtre plus faste, Ă  l’image des vitres et rĂ©troviseurs qui deviennent Ă©lectriques et pilotables Ă  distance. Écran central tactile, bluetooth, Wi-fi, camera de recul font leur apparition. La sellerie se compose de cuir de haute qualitĂ© Ă  surpiqĂ»res diamantĂ©es… Pour palier Ă  la prise d’embonpoint, les ingĂ©nieurs ont eu recours Ă  une coque entièrement nouvelle, composĂ©e Ă  100% de carbone-kevlar qui la fait tomber Ă  1060kg Ă  vide. La face avant est redessinĂ©e et deux ouĂŻes latĂ©rales supplĂ©mentaires font leur apparition au niveau des custodes. DotĂ© d’une nouvelle cartographie, le V6 BiTurbo atteint Ă  prĂ©sent 450cv pour 529Nm, et bien plus tĂ´t dans les tours. CouplĂ© Ă  une Getrag 6 rapports, ses performances parviennent Ă  s’approcher de la M400 originelle, bien qu’elle soit indubitablement plus lourde.

Pendant ce temps, l’entreprise Salica, basĂ©e Ă  Bristol, voit le jour. SpĂ©cialisĂ©e dans la modification des Noble, on pourrait la qualifier de prĂ©parateur de prĂ©parateurs… Plus artisanal que l’artisan, Salica ne propose pas moins de quatre dĂ©clinaisons basĂ©es sur des transformations de M12/M400, toutes motorisĂ©es par un mystĂ©rieux V6 24v de 3.5L, dont l’origine est jalousement tenue secrète. Les spĂ©cialistes s’accordent Ă  avancer la thèse d’un stroker du 3.0L Ford, qui reste difficile Ă  confirmer, tant les possesseurs de « kits » Salica se font rares. L’entrĂ©e de gamme – si l’on peut dire ainsi – se nomme donc Salica GT, et affiche 400cv en l’absence totale de turbo, et pour seulement 1025kg sur la balance. Avec un rapport poids/puissance de 2.56cv/kg, c’est le V6 atmosphĂ©rique le plus puissant de l’histoire jamais conçut. En option, il est possible de lui greffer deux turbocompresseurs qui augmentent sa puissance jusqu’Ă  460cv, voir 500cv pour 750Nm selon l’option retenue. En 2008, c’Ă©tait dĂ©jĂ  plus fort que le VR38 de la Nissan GTR ! AidĂ©e par une boite 6 rapports Graziano dotĂ©e de 3 rapports de pont personnalisables, cette cavalerie propulse la Salica GT au-delĂ  de 306 km/h et il ne lui faut que 3″2 secondes pour passer de 0 Ă  100.

Vous en voulez encore ? Salica a pensĂ© Ă  toutes les Ă©ventualitĂ©s avec ses versions GTR et GTC. La puissance du V6 endiablĂ© passe Ă  550cv. Avec un arceau-cage connectĂ© Ă  un extincteur automatique, elle remplie Ă  merveille les conditions techniques imposĂ©es par la FIA. C’est la variante la plus radicale de la Noble M12. Cette auto est tellement rare que nous n’avons pas trouvĂ© de photo d’illustration. La Salica GTC, quant Ă  elle, n’est ni plus ni moins que la version dĂ©couvrable de la GTR…

Toutes les Salica bĂ©nĂ©ficient d’un châssis en trois parties. Concept très intelligent, puisque ces dernières sont entièrement dĂ©tachables les unes des autres pour faciliter les interventions mĂ©caniques, ou de carrosserie. En parlant de carrosserie, celles des Salica sont faites en fibre de verre, mais une option permet de la faire mouler en fibre de carbone pour abaisser encore plus le score sur la balance. Avec toutes les options « carbone », les Salica GTR et GTC ne dĂ©passent pas la tonne. Ce sont les seules Salica disposant d’une fixation de jantes par Ă©crou central. L’habitacle est encore plus fastueux qu’une Rossion Q1, et abrite une myriade de matĂ©riaux… Tous plus Nobles les uns que les autres ! DĂ©cidĂ©ment.


>Généalogie<

La M12 est la seconde génération de Noble. Elle est la suite logique de la M10, et inspire ses successeures que sont les M14 et M15 :


>Rivales directes<


> Conclusion<

Avec un savoir-faire typiquement British, Noble Ă  su gagner une belle place au PanthĂ©on des ultra-sportives. La M12 dĂ©montre qu’il ne s’agit pas forcĂ©ment de cuber gros pour faire parler la poudre, et qu’un vilain petit V6 anĂ©mique, sans destinĂ©e particulière, peut se rĂ©vĂ©ler dĂ©moniaque avec un peu de suite dans les idĂ©es, et un minimum de bon sens. C’est ainsi que Lee Noble nous gratifie d’un vĂ©ritable chef-d’oeuvre sur quatre roues, adoubĂ© Ă  l’unanimitĂ© par les spĂ©cialistes du monde automobile. Reconnue aux quatre coins du globe pour ses prouesses, et malgrĂ© son très jeune âge, la M12 GTO est assurĂ©ment devenue un mythe automobile. Tout cela en moins d’une dĂ©cennie…

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LeTorr.

Par LeTorr

Passionné Nippones, Expert Renault spécialisé Youngtimers.